Au bord d’un monde (Création 2019/2020)

 

Au bord d’un monde est une production artistique qui prend quatre formes différentes :

 

Au bord d’un monde, Hors-les-Murs, est un duo pour une danseuse et un bandonéon électroacoustique dans l’espace public, une proposition de Land art vivant qui s’écrit et s’inscrit dans un paysage, minéral et sauvage ou chaotique et citadin. Ensemble, Noëlle Deffontaines et Philippe Ollivier veulent faire l’expérience de la lenteur, de la répétition, ils veulent modifier le temps ou l’arrêter, imprimer l’espace de sons et d’images. En composant avec un lieu et ce qu’il contient, au bord d’un monde est l’ambition de changer l’apparence d’un endroit familier, d’y apporter une dimension sacrée, de faire apparaître au spectateur, un ailleurs, de dimension plus profonde dans des lieux forts ou usuels (un cloître, une plage, un marché, une carrière).

Au bord d’un monde, performance danse/musique/vidéo, se joue dans un espace intérieur noir infini. Le son du Bandonéon électroacoustique définit un espace sonore chaotique et incertain. Dans la profondeur de ce noir, l’on aperçoit peu à peu un corps, un être rendu visible par des reflets de formes végétales. Apparaît alors une danse organique semblant chargée d’une énergie végétale et sonore. Entre arts plastiques et art vivant, cette performance nous donne à contempler la confrontation de la photographie à la temporalité de la danse et de la musique.

Dans les deux formes vivantes d’Au bord d’un monde, cette rencontre artistique confronte le geste à la matière sonore. Le bandonéon électroacoustique de Philippe Ollivier protège et enveloppe la danse de Noëlle Deffontaines qui est force et fragilité et se fond dans la musique. En tout moment elles sont l’une dans l’autre et font corps dans l’espace de jeu.

La danse est chargée de sable, d’eau et de rocs, chargée de sons, de lumière et d’images. Elle compose avec le minéral et l’organique, elle parle de vie, de mort et de désir.

En appliquant les effets de Logelloop sur des sons produits par le bandonéon, et par la multidiffusion du son sur 6 haut-parleurs enveloppant le public, Philippe Ollivier réalise un travail d’étirement qui modélise le temps tout autant que l’espace. Commence alors l’improvisation, forte d’une l’écoute totale.

 

Noëlle Deffontaines :  chorégraphie, danse

Philippe Ollivier : composition, bandonéon, logelloop

 

Tout public
Spectacle possible dans différents lieu en plein air ou en salle (suivant la proposition)
Diffusion du son possible en Quadriphonie, Hexaphonie ou Octophonie (selon les cas)

Durées  : deux pièces qui durent chacune 20 minutes environ