Cette performance danse/musique/paysage fait partie du projet Au bord d’un monde. Ce projet comporte également un spectacle avec vidéo-projection qui se joue en intérieur et KorFoliumune installation PhotoSonore.

 

Au bord d’un monde, dans sa version extérieure, est un duo pour une danseuse et un bandonéon électroacoustique qui performent dans l’espace public. C’est une proposition de Land art vivant qui s’écrit et s’inscrit dans un paysage, minéral et sauvage ou chaotique et citadin.

Ensemble, Noëlle Deffontaines et Philippe Ollivier veulent faire l’expérience de la lenteur, de la répétition, ils veulent modifier le temps ou l’arrêter, imprimer l’espace de sons et d’images. En composant avec un lieu et ce qu’il contient, au bord d’un monde est l’ambition de changer l’apparence d’un endroit familier, d’y apporter une dimension sacrée, de faire apparaître au spectateur, un ailleurs, de dimension plus profonde dans des lieux forts ou usuels (un cloître, une plage, un marché, une carrière).

 

Noëlle Deffontaines :  chorégraphie, danse
Philippe Ollivier : composition, bandonéon, logelloop

Il s’agit ici d’un travail évolutif dont la base à été créé en septembre 2018 et chaque version de la performance est différente.

 

Tout public
Spectacle possible dans différents lieu en plein air ou en salle (suivant la proposition)
Diffusion du son possible en Quadriphonie, Hexaphonie ou Octophonie (selon les cas).

Durées : deux pièces qui durent chacune 30 minutes environ

 

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Dans les deux formes vivantes d’Au bord d’un monde, cette rencontre artistique confronte le geste à la matière sonore. Le bandonéon électroacoustique de Philippe Ollivier protège et enveloppe la danse de Noëlle Deffontaines qui est force et fragilité et se fond dans la musique. En tout moment elles sont l’une dans l’autre et font corps dans l’espace de jeu.

La danse est chargée de sable, d’eau et de rocs, chargée de sons, de lumière et d’images. Elle compose avec le minéral et l’organique, elle parle de vie, de mort et de désir.

En appliquant les effets de Logelloop sur des sons produits par le bandonéon, et par la multidiffusion du son sur 6 haut-parleurs enveloppant le public, Philippe Ollivier réalise un travail d’étirement qui modélise le temps tout autant que l’espace. Commence alors l’improvisation, forte d’une l’écoute totale.